Home >  Campagnes & Activités >  Campagnes >  Objectifs du Millénaire >  OMD no 3

OMD no 3:
Promouvoir l’égalité des sexes

At 13 years old, Urmilla was married to a boy the same age. Ten months later, when she was four months pregnant, her husband kicked her in the abdomen, causing her to miscarry.  
 © UNICEF/NYHQ2009-2233/Anita Khemka

 

A long terme, l’instruction des filles est une mesure particulièrement efficace pour promouvoir le développement. Chaque petite fille qui apprend à lire, à écrire et à s’informer sera capable, à l’âge adulte, de contribuer au développement économique de son pays.

Près des deux tiers de tous les pays ont atteint en 2005 l’objectif de l’égalité des sexes concernant la fréquentation de l’école primaire. Mais en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud, les filles continuent d’être fortement désavantagées. Seul un petit nombre de pays ont atteint l’objectif quant à la fréquentation d’une école du degré secondaire. Tandis qu’à cet égard, les plus défavorisées sont les filles d’Asie du Sud, en Amérique latine et aux Caraïbes, les plus défavorisés sont les garçons.

En Asie surtout, les progrès accomplis dans ce domaine sont très variables. Alors qu’en Indonésie, au Népal et en Thaïlande, l’égalité des sexes a les mêmes probabilités pour tous les enfants à l’école primaire, l’égalité des sexes n’est réalisée au Pakistan et au Bangladesh que pour les enfants issus de familles aisées. Au Pakistan, les filles issues de familles pauvres sont moins nombreuses à aller à l’école ; au Bangladesh, le même constat s’applique aux garçons.

Dans les écoles primaires, les disparités entre les sexes sont en principe plus importantes dans les régions rurales que dans les milieux urbains. Globalement, la probabilité de bénéficier d’une instruction primaire est plus faible pour les filles – peu importe où elles vivent et peu importe l’aisance matérielle de leur famille.

Les facteurs économiques et sociaux interagissent. Ainsi, dans de nombreux pays, les mariages d’enfants sont la raison pour laquelle les filles ne vont pas à l’école. Par ailleurs, les mariages précoces ont souvent lieu pour des raisons financières.

Même si les mariages d’enfants ont globalement diminué au cours de ces 20 dernières années, ce progrès reste en grande partie réservé aux filles issues de familles aisées. L’âge moyen du mariage pour les filles issues des familles les plus pauvres est resté presque le même, à savoir 17.6 ans.

Ces jeunes filles et femmes se trouvent prises dans un engrenage négatif – elles ont elles-mêmes des enfants très tôt, meurent souvent à l’accouchement et leurs enfants souffrent de malnutrition dans des proportions supérieures à la moyenne.

L’instruction constitue l’un des investissements les plus rentables qui soient, surtout dans le cas des filles – chaque année d’école supplémentaire accomplie par la mère signifie une réduction de dix pour cent de la mortalité infantile. De plus, une mère qui est elle-même allée à l’école mettra tout en oeuvre pour envoyer à son tour ses enfants à l’école.

Projets actuels de l’UNICEF pour améliorer le statut des filles

Girls attend a UNICEF-supported school in Sudan

  • Pour les filles vivant dans les pays en développement, l’instruction est la clé qui leur permettra de décider elles-mêmes de leur vie. Autres informations >
     
  • Abandon de l’excision : 3 millions d’enfants découvrent chaque année dans la douleur ce que signifie être une fille. Autres informations >
     
  • Plus de 3000 enfants sont vendus chaque jour comme esclaves par des trafiquants humains sans scrupules ou poussés vers la prostitution. Autres informations >
     
  • Mariages précoces: pour 60 millions de filles, l’enfance se termine d’un coup. Autres informations >