Mondial 2010: protection contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales
Johannesburg/Zurich, le 09 juin 2010 - Deux jours avant le début de la Coupe du monde de football, des représentantes et des représentants sud-africains du tourisme et de l’hôtellerie au plus haut niveau ont signé le code de conduite international – « Code of conduct » - visant à protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle dans le tourisme. L’UNICEF accueille très positivement la volonté signalée ainsi par la branche d’assumer ses responsabilités face à la société, également au-delà de la Coupe du monde de football.
«L’implication de l’industrie du tourisme est essentielle pour abolir l’exploitation sexuelle des enfants et personne n’a le droit de fermer les yeux », déclarait Aida Girma, la responsable de l’UNICEF en Afrique du Sud. «Une protection des enfants efficace n’est possible que si la société se mobilise dans tous les domaines. Nous devons défendre ensemble la tolérance zéro concernant l’exploitation des enfants.»
L’Afrique du Sud a renforcé, dans sa législation, la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle. Bien que l’Afrique du Sud ne soit pas nécessairement associée au tourisme sexuel impliquant des enfants, la grande pauvreté et les disparités sociales très marquées sont le signe que des milliers d’enfants pourraient être exposés au risque de violence, d’exploitation et d’abus.
A l’occasion du rendez-vous mondial du football en Afrique du Sud ( du 11 juin au 11 juillet 2010), près de 2,7 millions de spectateurs sud-africains et 450'000 venus de l’étrangers sont attendus dans les stades et les zones réservées aux supporters. Durant la Coupe du monde, les écoles seront fermées. Les enfants sans surveillance sont particulièrement exposés au risque d’être victimes d’abus, de la traite d’enfants et du travail des enfants. Rien qu’au cours de l’année écoulée, on estime que 50'000 enfants ont été victimes de violence en Afrique du Sud. Quant aux enfants obligés de travailler, ils seraient au nombre de 850'000.
Code of Conduct – le code de conduite de la branche du voyage
14 entreprises sud-africaines de premier plan dans le domaine de l’hôtellerie et du voyage, dont AVIS, Hertz, Budget et Europcar ainsi que plusieurs chaînes hôtelières ont signé le Code of Conduct, ce qui les oblige à assumer leurs responsabilités sociales et à en donner la preuve publiquement. Le Code of Conduct est le résultat d’une initiative internationale qui a été mise en oeuvre en premier lieu en Thaïlande puis au Kenya.
Jusqu’à maintenant, près d’un millier d’entreprises de 35 pays ont signé le Code of Conduct et pris ainsi l’engagement d’appliquer des mesures étendues en termes de protection de l’enfant. Les points principaux concernent la formation et la sensibilisation des collaborateurs et collaboratrices, l’adoption de principes éthiques par les entreprises, l’information de la clientèle ainsi que l’introduction, dans les contrats, de clauses particulières concernant les fournisseurs et les entreprises partenaires.
Campagne de l’UNICEF «Montre le carton rouge » contre l’exploitation sexuelle
En même temps, la campagne nationale de l’UNICEF «Montre le carton rouge!» signale clairement que les abus d’enfants et l’exploitation sont indésirables en Afrique du Sud, même si la fièvre du football monte en flèche.
Des posters, des papillons d’information ainsi que des réseaux sociaux ont pour but de mettre en garde les enfants et les jeunes contre les abus et de les rendre attentifs aux dangers potentiels. A cet effet, l’UNICEF coopère aussi, en Afrique du Sud, avec la plate-forme très populaire MXit qui touche des millions de jeunes.
Une petite carte rouge sur laquelle figurent les numéros de téléphone d’urgence gratuits de la police d’Afrique du Sud et de la permanence pour les enfants est distribuée dans tout le pays.
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Alexandra Rosetti
Responsable de la communication
UNICEF Suisse
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