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UNICEF: l’abandon de l’excision est possible en l’espace d’une génération

Genf/Zürich, le 03 juillet 2009 - Plus de 40 représentantes et représentants de gouvernements, de l’ONU ainsi que d’organisations gouvernementales et non gouvernementales ont pris part à une réunion d’experts de deux jours consacrée au thème «Les droits humains et l’abandon de la mutilation génitale féminine dans les pays d’origine et au sein des communautés immigrées ». Cette conférence qui se tenait les 2 et 3 juillet à Genève était organisée par UNICEF Suisse.

La pratique de l’excision fonctionne comme une norme sociale dont l’abandon est possible – tel est le résultat d’une réunion d’experts de deux jours. Les experts – hommes et femmes – présents avaient pour but de d’exposer les nouvelles stratégies permettant d’aboutir à l’abandon de l’excision et de s’assurer que les approches et les programmes visant à mettre fin à l’excision étaient intégrés à l’agenda des Nations Unies.

UNICEF: l’abandon de l’excision est possible en l’espace d’une génération
«Nous nous trouvons à un tournant», a déclaré Dan Rohrmann, vice-directeur des programmes de l’UNICEF, dans son allocution d’introduction: «Dans de nombreux pays, nous constatons une accélération du processus conduisant à l’abandon de cette pratique. L’objectif de mettre un terme à l’excision en l’espace d’une génération est devenu tangible.»

La pratique de l’excision, tel est l’avis des experts – hommes et femmes – présents, discrimine les filles en fonction de leur sexe et constitue un acte de violence directe à l’endroit des filles.

L’article 24 de la Convention des droits de l’enfant exige, de la part de tous les Etats contractants, qu’ils «prennent toutes les mesures efficaces appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants» ; or, comme le relevait Rohrmann: «L’acceptation, par la société, de certaines formes de violence envers les enfants dans presque tous les pays est un facteur déterminant qui explique pourquoi la violence envers les enfants se perpétue sans fin.»

L’excision – une norme sociale lourde de conséquences
Elsbeth Müller, secrétaire générale d’UNICEF Suisse, déclare: «La mutilation génitale féminine est une pratique qui fonctionne selon le modèle d’une norme sociale. Les familles et les individus perpétuent l’excision car ils pensent que c’est une exigence de la société.»

Selon les conclusions de la conférence, les gouvernements sont de plus en plus nombreux à faire intervenir la dynamique des normes sociales comme une nouvelle approche dans les programmes de développement – aussi bien dans les pays qui pratiquent l’excision qu’au sein des communautés immigrées.

La mutilation génitale féminine est répandue dans 28 pays du continent africain. Du fait des mouvements migratoires, elle a gagné l’Europe et d’autres parties du monde . Selon les estimations, 3 millions de petites filles seraient excisées chaque année – beaucoup d’entre elles à un très jeune âge.

UNICEF Suisse soutient des programmes en Afrique (Somalie, Burkina Faso, Gambie, Egypte, Mauritanie, Guinée-Bissau et Erythrée) et se mobilise également en Suisse pour la protection des petites filles. Une norme pénale est actuellement en consultation: elle devrait permettre d’inscrire dans le Code pénal - autrement dire d’interdire explicitement - toutes les formes de mutilation génitale féminine.


Autres informations:

UNICEF Suisse
Alexandra Rosetti
Service de presse
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E-Mail: a.rosetti@unicef.ch
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