© UNICEF/UN0328789/Tremeau

Rapport annuel d’UNICEF Suisse et Liechtenstein

Chères amies et chers amis de l’UNICEF,

Le coronavirus a chamboulé notre vie. Peu à peu, la vie courante reprend ses droits. Mais ailleurs, des enfants luttent pour leur survie. Leur seule lueur d’espoir, ce sont les personnes comme vous, prêtes à s’impliquer.

Bettina Junker

L’année 2019 était placée sous le signe du 30e anniversaire des droits de l’enfant. Ce traité a été signé par un plus grand nombre d’Etats que toutes les autres conventions de l’ONU. Mais aujourd’hui encore, trop d’enfants ne bénéfi cient pas de bonnes conditions de départ.

Bettina Junker, Directrice générale UNICEF Suisse et Liechtenstein

L’UNICEF a eff ectué plus de 300 missions d’urgence au cours de l’année. Comme par exemple en mars dernier, quand les cyclones Idai et Kenneth ont ravagé, en Afrique du Sud-Est, l’une des régions les plus pauvres. Des personnes ont perdu la vie, beaucoup ont perdu leur foyer. Des inondations de grande ampleur ont détruit les récoltes. Les plus durement touchés sont les plus faibles – les enfants. Leur situation s’est empirée au Soudan du Sud, au Yémen et en Syrie. Ce sont, pour un enfant, les endroits les plus dangereux de la planète. Pour assurer l’accès à la santé, à la protection et à l’instruction scolaire, les équipes de l’UNICEF travaillent sans relâche.

Un sujet qui nous concerne tous tend à éclipser, dans les médias, le sort de ces enfants: le changement climatique. Ses eff ets portent atteinte aux droits de l’enfant tout autour du globe. Des changements en profondeur sont nécessaires. C’est pourquoi l’UNICEF explore de nouvelles voies. Dans le cadre d’un projet où des briques en plastique recyclé sont utilisées pour construire des salles de classe.

L’UNICEF se mobilise depuis plus de 70 ans pour les enfants. Notre longue expérience ainsi que notre présence dans le monde entier nous permettent de soutenir les enfants dans leur développement, comme aucune autre organisation humanitaire. En 2020 aussi, nous nous eff orcerons de faire du monde un endroit un peu plus propice pour chaque enfant. Merci de nous aider.

© UNICEF/UN0326766/Moreno Gonzalez

En 2019, notre aide a été plus nécessaire que jamais.

L’UNICEF s’est fixé pour but d’améliorer durablement le monde pour les enfants. Aucune fille ni aucun garçon ne doit être laissé de côté. Dans ce but, l’UNICEF mise de manière systématique sur l’efficacité de ses programmes. L’UNICEF vient en aide aux enfants rapidement, durablement et tout autour du globe. Souvent dans des conditions très difficiles. Un monde meilleur est possible. Mais pour le réaliser, chaque enfant a besoin de chances équitables. 

L’UNICEF a obtenu de nombreux résultats, par exemple::

Examens de santé

156 249
ont eu lieu dans 14 centres de santé pour les enfants réfugiés Rohingyas de moins de 5 ans

de personnes

4,7 m.
ont eu accès à l’eau potable en Syrie

enfants

343 277
atteints de malnutrition aiguë sévère ont été traités au Yémen

enfants

430 000
ont été vaccinés contre le choléra au Mozambique, après le cyclone Idai
Verwendung Spendenertrag 2019


 

Nous intervenons dans le monde entier.
Pour chaque enfant. 

 

D’ici à 2021, il s’agit en particulier d’améliorer la vie des enfants les plus désavantagés et marginalisés. C’est  pourquoi nous réalisons dans 150 pays, avec le concours de nos organisations partenaires et des gouvernements, des programmes visant à améliorer durablement les conditions de vie des enfants. 

 

Weltkarte
© UNICEF/180618_blv_047/Albertalli

Bien qu’inscrits dans la loi, les droits de l’enfant sont peu respectés en Bolivie. Les enfants sont considérés souvent comme des «objets» appartenant aux parents. La violence envers les enfants prend diverses formes: abus sexuels, négligence, châtiments corporels ou violence psychologique. La pauvreté et l’alcool aggravent le problème. L’UNICEF s’investit en faveur d’une prévention plus efficace et d’un meilleur accès à l’aide. Au niveau local, les parents et les communautés sont sensibilisés, tandis que les systèmes de santé, de formation et de protection de l’enfant suprarégionaux sont consolidés.

© UNICEF/UNI210627/Ayene

73 pour cent des 110 millions d’Ethiopiens sont des enfants et des jeunes de moins de 14 ans. Presque tous entrent à l’école. Mais beaucoup n’ont pas été préparés à cet effet. Un enfant sur cinq ne termine pas la première année. Ce sont surtout les jeunes enfants des régions rurales et les enfants réfugiés qui ont besoin d’un soutien. L’UNICEF organise des groupes de jeux et des structures préscolaires mobiles. Les familles et les communautés sont sensibilisées à l’importance de l’instruction scolaire. Des conseils de parents sont constitués et une formation est organisée pour les maîtresses enfantines et les éducateurs.

© UNICEF/UN0275788/ Huwais

Le Yémen connaît actuellement la crise humanitaire la plus importante au monde. Sur les 30 millions d’habitants du pays, 24 millions ont besoin d’aide, dont la moitié d’enfants. Une grande partie de la population n’a pas d’accès sûr aux vivres. 1,8 millions d’enfants et 1,1 millions de femmes enceintes ou en cours d’allaitement souffrent de malnutrition sévère. L’UNICEF permet l’installation de centres thérapeutiques et la formation du personnel médical.

© UNICEF/UN0155427/Mercado

40 pour cent des enfants du Myanmar vivent dans la pauvreté. Ceci se répercute sur leur survie. Sur 1000 enfants, 46 meurent avant l’âge de 5 ans. Pendant la grossesse, les mères ne sont souvent pas suivies par des professionnels et elles mettent leurs enfants au monde à la maison. La mortalité maternelle est la deuxième plus élevée en Asie du Sud-Est. A cet effet, l’UNICEF coopère, étroitement avec le gouvernement. Le programme soutient financièrement les femmes enceintes et les jeunes mères au cours des 1000 premiers jours et favorise la diffusion de l’information sur une alimentation saine.


Autres programmes

L’UNICEF intervient dans plus de 150 pays et régions. Vous en apprendrez plus, cliquez ici



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Garantir la survie.
Pour chaque enfant.

Chaque jour, 15 000 enfants de moins de 5 ans meurent dans le monde. Parmi eux, 47 pour cent ne survivent même pas au-delà des 28 premiers jours. 700 enfants décèdent chaque jour de maladies causées par l’eau polluée ou le manque d’hygiène. Des moyens simples comme les vaccins ou l’eau propre peuvent empêcher ces issues tragiques. L’UNICEF se mobilise activement pour garantir un départ sécurisé dans la vie. Les dons en provenance de la Suisse et du Liechtenstein ont contribué en 2019 à l’installation de conduites d’eau et de dispositifs pour le lavage des mains dans trente pour cent de tous les centres d’accouchement du Tadjikistan. Le but est d’abaisser ainsi la mortalité des nouveau-nés et des mères.
© UNICEF/UN0219067/Nybo
Une protection.
Pour chaque enfant.

En août 2017, l’un des plus vastes camps de réfugiés au monde s’est développé d’un coup au Bangladesh. Près de 700 000 Rohingyas apatrides vivent aujourd’hui à Cox’s BaZar dans des habitations provisoires. 80 pour cent d’entre eux sont des femmes et des enfants. L’avenir de cette minorité musulmane apatride est très incertain. L’UNICEF était déjà sur place au Bangladesh avant le début de cette vague de réfugiés et a pu immédiatement étendre son aide d’urgence sur place. UNICEF Suisse et Liechtenstein a pu améliorer de janvier à juin 2019 le bien-être psychique, émotionnel et social de 51 653 enfants grâce à des mesures de soutien. Dans les immenses abris qui accueillent les réfugiés, diverses mesures de protection ont été prises pour renforcer la prévention et la réponse aux abus, à l’exploitation et à la violence envers les enfants.
© UNICEF/UN0302279/Bell
Une instruction scolaire.
Pour chaque enfant.

L’instruction scolaire est la clé pour pouvoir avoir une vie indépendante. Mais aller à l’école n’est pas synonyme d’apprendre. Plus de 387 millions d’élèves du cycle primaire et 230 millions d’enfants du cycle secondaire inférieur n’atteignent pas les objectifs minimaux en lecture et en mathématiques. Les programmes de l’UNICEF se focalisent donc sur la qualité de l’enseignement et non plus seulement sur l’accès à l’instruction scolaire. C’est la raison pour laquelle UNICEF Suisse et Liechtenstein a soutenu entre autres en 2019 des cours de formation pour 832 mentors scolaires au Rwanda.


Aide d’hiver au Proche-Orient

Pour des milliers d’enfants en Syrie, en Irak, au Liban et dans d’autres pays du Proche- Orient, la vie de tous les jours en hiver était une lutte pour la survie. 

 

Les longs mois d’hiver étaient particulièrement diffi ciles à supporter pour les enfants en Syrie et dans les pays limitrophes. La pluie et la neige transformaient les routes en ruisseaux de boue. Les tempêtes démolissaient les habitations de fortune et les tentes dans les camps de réfugiés. Le froid s’insinuait partout. Les maladies infectieuses se propageaient, au risque d’évoluer rapidement en pneumonie chez les enfants déjà aff aiblis. 

Plus de huit millions d’enfants déplacés vivent aujourd’hui en Syrie, en Irak, au Liban, en Jordanie et dans d’autres pays du Proche-Orient. Rares sont les parents qui ont les moyens d’équiper leurs enfants pour l’hiver. 

© UNICEF/UN0277724/Souleiman
Le 8 décembre 2019, 21 000 enfants attendaient une aide humanitaire.
© UNICEF/UNI179172/Haidar
Les enfants du camp de réfugiés de Saadnayel au Liban sont exposés presque sans protection à des conditions hivernales, en particulier à des températures négatives et à la neige.

L’UNICEF a mis sur pied une aide d’hiver de grande ampleurb pour un million d’enfants au Proche-Orient. 

La priorité était donnée aux fi lles et aux garçons les plus menacés – les plus jeunes, les plus pauvres et ceux qui vivent dans des régions d’accès diffi cile. Des colis d’hiver contenant des habits chauds, des chaussures et des couvertures ont étédistribués ou des bons ont été délivrés: ils pouvaient être échangés dans les  magasins locaux contre des habits d’enfants. Les locaux scolaires ont été chauff és pour permettre aux  enfants de poursuivre leur scolarité. En hiver aussi, l’UNICEF procure de l’eau propre, installe des sanitaires
et fournit des biens humanitaires et des médicaments.



Aide d’urgence lors du cyclone Idai en Afrique du Sud-Est

Le 14 mars 2019, le cyclone Idai a dévasté, en Afrique australe, le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe.

Le violent cyclone a laissé trois millions de personnes sans rien, dont la moitié d’enfants. 600 personnes ont perdu la vie. Quelques semaines après Idai, le Mozambique a été touché en avril par un second cyclone: Kenneth. La situation a provoqué une nouvelle catastrophe: en l’espace de deux semaines, plus de 500 cas de choléra ont été signalés.

Après les cyclones, les équipes de l’UNICEF sont intervenues en continu. Durant les premiers mois, il a fallu empêcher la propagation d’épidémies comme le choléra. Des centres de traitement du choléra ont été installés. En outre, 1,103 millions de personnes ont été vaccinées dans le cadre d’une vaste campagne. 

Le cyclone Idai a détruit d’innombrables champs. Les récoltes sont fortement réduites ou même perdues. La nourriture ne suffit pas pour tous. Des milliers d’enfants n’ont pas assez à manger et sont menacés de malnutrition aiguë sévère. L’une des priorités majeures de l’UNICEF est d’examiner les enfants et de leur assurer un traitement à l’aide de nourriture spéciale thérapeutique.

© UNICEF/UN0306065/Oatway
Dorinda Antonio a fui de Buzi à Beira avec son fils Manuel Lazalo. Le cyclone Idai a fortement touché Buzi.
© UNICEF/UN0288660/Juskauskas, Kunje & Chipukunya

Les familles qui reviennent sur place ne savent pas si leur maison a résisté. Certaines familles doivent repartir à zéro. En collaboration avec le gouvernement, l’UNICEF met à disposition des abris provisoires et aide à trouver des lieux sûrs en cas de réinstallation.

Après des catastrophes, il est d’une grande aide pour les enfants de retourner à l’école et de retrouver un quotidien structuré et sûr. Des zones sécurisées accueillent les enfants et des collaboratrices de l’UNICEF  sont présentes pour qu’ils puissent partager leurs soucis et les oublier un peu en jouant. Dans les villages composés de tentes, 294 lieux d’apprentissage les aident à retrouver un semblant de normalité.



Des salles de classe en plastique recyclé

La Côte d’Ivoire a un problème environnemental: les déchets plastiques. Rien qu’à Abidjan, le centre économique du pays, 288 tonnes de déchets plastiques s’accumulent chaque jour. 

Cinq pour cent à peine de ces déchets sont récoltés et recyclés. Cette tâche est souvent effectuée par des femmes qui gagnent ainsi moins d’un dollar par jour. La majeure partie des déchets plastiques finit dans les décharges ou dans la nature. 

© UNICEF/UN0304067/Frank Dejongh
© UNICEF/UN0306065/Oatway
© UNICEF/UN0206949/Dejongh
Plus de 300 millions de tonnes de plastique sont produites dans le monde chaque année. Seule une infime partie est recyclée.

La Côte d’Ivoire a réalisé des progrès importants dans le domaine de l’éducation. Néanmoins, plus de deux millions d’enfants âgés de 6 à 16 ans ne sont pas scolarisés. En partie en raison de la pénurie de locaux scolaires. Les salles de classe sombres et mal aérées accueillent parfois jusqu’à 100 élèves. D’ici à 2025, on estime que 30 000 salles de classe manqueront. 

En collaboration avec ses partenaires, l’UNICEF mise en Côte d’Ivoire sur une solution astucieuse pour les deux problèmes: les déchets plastiques servent à construire des locaux scolaires.

Avec le concours de l’entreprise colombienne Conceptos Plásticos, des briques peu chères et solides sont produites à partir des déchets plastiques. Elles s’assemblent à la façon de briques Lego.

La matière première – les déchets plastiques – est fournie par les ramasseuses de déchets qui sont souvent des mères cheffes de famille. Tandis que jusqu’alors ces femmes ne gagnaient presque rien pour leur travail, elles obtiennent de Conceptos Plásticos une rémunération correcte. 

Ces briques en plastique servent de matériau de construction pour les locaux scolaires. De cette manière, le programme de l’UNICEF contribue à nettoyer l’environnement, à assurer un enseignement à un plus grand nombre d’enfants dans des classes plus petites et à fournir une source de revenu pour les femmes. 152 salles de classes permettant d’accueillir plus de 8000 enfants peuvent être construites grâce au soutien généreux de notre partenaire, la fondation MSC. 



«J’aimerais apprendre le plus possible»

Rokeya, 12 ans, vit dans l’un des camps de réfugiés les plus vastes au monde: à Cox’s BaZar, au Bangladesh. Pour survivre, elle a besoin d’une aide humanitaire. Et d’une formation scolaire pour pouvoir vivre dignement.

Reidy Bangladesh
© UNICEF/UNI255802/Chak
© UNICEF/UNI255800/Chak

Rokeya Rokeya se tient, toute souriante, devant un centre d’études de l’UNICEF, dans le camp de réfugiés. C’est ici qu’elle est scolarisée. Rokeya appartient au peuple des Rohingyas et, comme près de 1,2 millions de personnes, elle a fui le Myanmar pour chercher refuge à Cox’s BaZar. Un retour n’est pas envisageable dans un proche avenir. Les réfugiés vivent dans des conditions très difficiles, comme d’ailleurs la famille de Rokeya.

Un approvisionnement de base rudimentaire en eau potable, en vivres et en soins médicaux est certes assuré aujourd’hui. Mais un demi-million d’enfants n’ont pas accès à une instruction scolaire formelle. Pour pouvoir se développer et avoir la perspective d’une vie meilleure, ils ont besoin de connaissances et de compétences. C’est pourquoi l’UNICEF a installé 2500 centres d’études; d’autres encore sont prévus. Plus de 200 000 enfants bénéficient de l’enseignement dispensé. 

Rokeya est extrêmement heureuse d’avoir la possibilité d’apprendre et absorbe tout: les mathématiques, l’anglais, le birman, les savoir-faire de la vie courante, les sciences naturelles et les activités manuelles. Le plan d’études conçu pour les enfants Rohingyas a été élaboré avec l’aide de l’UNICEF.. 

«J’aimerais apprendre autant de choses que possible et devenir enseignante», explique cette élève très vive. Elle souffre du fait que, dans le camp de réfugiés, les filles ne peuvent pas jouer dehors comme les garçons. Mais heureusement, l’UNICEF a aussi aménagé des locaux polyvalents et des zones protégées pour les femmes et les enfants; là, les filles peuvent jouer et se rencontrer sans crainte
.

Plus de 200 000 enfants bénéficient de l’enseignement dispensé.

Il n’est pas possible de dire si Rokeya deviendra vraiment enseignante. Mais grâce à l’UNICEF, les chances grandissent pour elle de pouvoir avoir une vie autonome et de trouver des moyens de s’en sortir sans l’aide internationale.



Semaine des étoiles De l’aide pour les enfants réfugiés au Rwanda

Près de 35 000 enfants burundais vivent dans le camp de réfugiés de Mahama au Rwanda. L’UNICEF met tout en oeuvre pour que ces fi lles et ces garçons aient une enfance et un avenir, malgré les conditions diffi ciles.

© 00018720333/Reto Albertalli (Schweizer Familie)
Les 950 enfants qui vivent seuls dans le camp de réfugiés ont besoin d’une attention particulière.

La Semaine des étoiles est une collecte de grande ampleur réalisée par des enfants pour des enfants. Elle est lancée par UNICEF Suisse et Liechtenstein en partenariat avec le magazine «Schweizer Familie». Depuis les débuts en 2004, plus de 100 000 enfants ont récolté au total 7 millions de francs et manifesté ainsi de manière impressionnante leur solidarité avec les enfants en diffi culté. En 2019, la devise de la Semaine des étoiles était «De l’aide pour les enfants réfugiés au Rwanda».Grâce à leurs idées créatives, les enfants ont récolté des dons en Suisse et Liechtenstein pour des enfants qui vivent dans le camp de réfugiés de Mahama. 

l’Est, est marqué par un confl it qui a commencé en 2015 à Bujumbura, l’ancienne capitale, et s’est étendu ensuite peu à peu aux régions rurales. La crainte des persécutions politiques ainsi que la faim omniprésente ont contraint depuis lors plus de 400 000 personnes à chercher refuge au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda, des pays voisins..

Près de 62 000 réfugiés burundais dont pas loin de 35 000 enfants vivent aujourd’hui dans le camp de réfugiés de Mahama, au Rwanda. Mais Mahama n’est pas un endroit approprié pour les enfants. Ils sont obligés de cohabiter avec des personnes inconnues dans des abris provisoires surpeuplés.

Burundi

64% des gens doivent vivre avec moins de 2 dollars étatsuniens par jour, 56% des enfants sont sous-alimentés, la mortalité infantile s’élève à 58 décès pour 1000 naissances vivantes. Les moins de 18 ans représentent 51% de la population.. 

L’UNICEF coopère avec le gouvernement pour garantir l’intégration des enfants réfugiés burundais dans le système de protection de l’Etat. Il s’agit de faire reconnaître les droits des enfants réfugiés au niveau national.

Ruanda

«Nous avons passé des très bons moments à récolter des dons et nous espérons tous que les enfants réfugiés du Rwanda auront un avenir meilleur!»

Julia, Ursina et Noel
Famille Keller
En novembre 2019, la famille Keller participait pour la dixième fois. Sa vente aux enchères de créations artistiques a rapporté plus de 12 000 francs.

La Semaine des étoiles 2019 aide vraiment

Les dons récoltés durant la Semaine des étoiles 2019 permettent à l’UNICEF de mieux protéger les enfants burundais réfugiés au Rwanda. L’UNICEF installe des zones sécurisées pour les enfants dans le camp de Mahama et forme des travailleurs sociaux de l’Etat et des bénévoles pour qu’ils puissent encadrer les enfants réfugiés. Le but n’est pas uniquement de prendre soin des enfants dans le camp mais de les intégrer dans le système de protection de l’enfant de l’Etat

En 2019, 5200 enfants ont recolté près de 340 000 francs. Un immense merci à tous ceux et celles qui ont participé à la Semaine des étoiles.



L’UNICEF s’investit pour les enfants en Suisse et au Liechtenstein

Les enfants ont le droit d’être entendus. L’initiative de l’UNICEF «Commune Amie des Enfants» (CAE) soutient de manière ciblée le degré d’adaptation aux enfants dans l’environnement où ils vivent. 

Langmatt, Kriens
La zone de loisirs récompensée se situe sur le terrain de la Langmatt dans la ville de Kriens.

Les communes ont la possibilité de prendre part à une démarche standardisée et d’obtenir le label «Commune Amie des Enfants». A la fin de 2019, on comptait au total 42 communes certifiées en Suisse et en Liechtenstein. Rien que l’an dernier, six nouvelles communes sont venues s’ajouter. 

Rencontre internationale

A l’occasion du 30e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant, l’UNICEF a organisé avec la ville de Cologne la première rencontre internationale «Child Friendly Cities». 

Etaient invités à participer des enfants et des jeunes du monde entier ainsi que des professionnels des communes concernées qui travaillent avec des enfants et des jeunes. Pour la Suisse et le Liechtenstein, Berne, Locarno et Ruggell participaient en tant que «Communes Amies des Enfants». 

Des approches innovantes pour mettre en oeuvre et promouvoir les droits de l’enfant au niveau local ont été discutées lors de la conférence. Mais cette rencontre avait aussi pour but d’amener les représentants et représentantes politiques à se positionner en faveur de la mise en oeuvre de la Convention des droits de l’enfant. A cet effet, un manifeste concernant la mise en oeuvre de la Convention des droits de l’enfant a été déposé par les enfants et les jeunes. 

A Cologne, des communes ont reçu un prix pour leurs idées novatrices concernant la mise en oeuvre des droits de l’enfant. Sur les plus de 200 réalisations déposées, la ville de Kriens a obtenu, dans la catégorie «Vie de famille, jeux et loisirs», un Inspire Award pour la zone de loisirs de «Langmatt».

Aujourd’hui, dans le cadre de l’initiative, plus de 200 000 enfants ont la possibilité d’intervenir dans l’aménagement de l’environnement où ils vivent. Ils ont ainsi une voix qui compte et apprennent en même temps que, en participant et en prenant des responsabilités, ils peuvent contribuer à bâtir leur avenir..



Les enfants ont fêté leurs droits

Le 20 novembre, plus de 850 enfants ont fêté les 30 ans de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant sur la Place fédérale, à Berne, en présence du Conseiller fédéral Alain Berset. 

© UNICEF/CH-LI/Chris Reist
Les enfants ont remis au Conseiller fédéral Alain Berset un livre contenant leurs requêtes.
© UNICEF/CH-LI/Chris Reist
Nemo, musicien biennois de 20 ans, a donné un concert sur la Place fédérale à Berne.

A l’occasion de cet anniversaire, 40 classes de toute la Suisse avec des enfants et des jeunes de 9 à 18 ans se sont rendues dans la ville fédérale. Leur but était d’en apprendre plus sur leurs droits. Disséminés dans toute la ville, des postes interactifs permettaient aux enfants et aux jeunes d’améliorer leurs connaissances.

Sur la scène Open Mic, des représentantes et des représentants des classes pouvaient poser leurs questions au Conseiller fédéral Alain Berset. Il a rappelé la portée mondiale de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant comme fondement des droits et de la participation de la jeune génération: «Le but est de moins parler au sujet des enfants et de s’entretenir davantage avec eux». 

problème essentiel subsiste: les enfants et les jeunes concernés en savent trop peu sur leurs droits dans la société. La manifestation était organisée par quatre organisations: la fondation Village d’enfants Pestalozzi, Protection de l’enfance Suisse, Pro Juventute et le Comité pour l’UNICEF Suisse et Liechtenstein.

Il y a 30 ans, le 20 novembre 1989, la Convention des droits de l’enfant a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. La Convention des droits de l’enfant compte 54 articles qui se fondent sur quatre principes essentiels: le droit à l’égalité, le droit au respect du bien de l’enfant, le droit à la vie et au développement et le droit d’être entendu et de participer. La Suisse a ratifié la convention en 1997.



2019 – une année riche en événements marquants

© UNICEF/UN0347049/Etnan

Chaque année, le 20 novembre, des enfants et des adultes célèbrent tout autour du globe la Journée internationale des droits de l’enfant. C’est le jour où l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention des droits de l’enfant en 1989. A cette occasion, l’UNICEF a fait éclairer en bleu des monuments de portée mondiale comme l’Acropole ou l’Empire State Building. En Suisse, le Jet d’eau de Genève a été symboliquement coloré en bleu. Cette action attirait l’attention sur les droits de l’enfant et rappelait une fois de plus ceci: les droits de l’enfant sont valables pour chaque enfant..

Digitaltag Zürich

Le 3 septembre 2019, la journée du digital s’est déroulée à plus de douze endroits différents de toute la Suisse. A cette occasion, UNICEF Suisse et Liechtenstein a examiné les milieux des jeunes influenceurs qui n’avaient guère été étudiés jusqu’alors. Les 52 jeunes influenceurs qui ont le plus d’impact en Suisse comptent 10,4 millions de followers.

Quatre de ces jeunes influenceurs et une militante pour l’environnement ont été invités à une discussion à la gare de Zurich. Les jeunes invités se sont entretenus avec l’ambassadeur de l’UNICEF, Anatole Taubman, sur les réalités virtuelles, la responsabilité qu’ils portent face à la société ou encore les besoins de protection dans le monde numérique. 

La numérisation offre aux jeunes des chances de participation, de formation ainsi que de nouveaux profils professionnels. 

Le monde connecté recèle aussi des dangers. L’UNICEF estime qu’il est de son devoir d’informer les enfants et les jeunes, d’équilibrer les écarts qui existent dans le monde concernant l’utilisation d’Internet et d’attirer l’attention sur les droits de l’enfant.

© UNICEF/CH-LI

Depuis le 25 janvier 2019, Tina Weirather est la première ambassadrice d’UNICEF Suisse et Liechtenstein. 

Les ambassadeurs ont une longue tradition à l’UNICEF: voici plus de 50 ans, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance s’était déjà rendu compte du potentiel qu’il y avait à sensibiliser le grand public aux droits de l’enfant avec le concours de personnalités de premier rang comme Audrey Hepburn ou Sir Roger Moore. «L’UNICEF apporte son soutien aux enfants les plus vulnérables de la planète», souligne la Liechtensteinoise de 30 ans. «C’est une tâche importante à laquelle j’adhère pleinement.»

Dans le monde, différents sportifs internationaux de très haut niveau comme Serena Williams, Lionel Messi, Novak Djokovic ou David Beckham font des apparitions publiques en qualité d’ambassadeurs de l’UNICEF. 

© UNICEF/Cycling19-148/Borgognon

Le 15 juin 2019, CYCLING FOR CHILDREN a été organisé par l’UNICEF pour la première fois à Uster. 

785 cyclistes ont parcouru, pour la survie des enfants, la boucle de 20 kilomètres autour du Geifensee. A part de nombreuses familles et des cyclistes individuels, l’UNICEF avait aussi obtenu pour cette opération la participation de 30 équipes formées par des entreprises ainsi que de nombreuses personnalités et passionnés de sport. Etaient notamment de la partie les ambassadeurs de l’UNICEF Tina Weirather et Anatole Taubman, les sportifs de l’extrême comme Natascha Badmann et Sven Riederer, le skieur de compétition Gilles Roulin qui réside dans la région, Annina Frey, ancienne animatrice de l’émission suisse alémanique Glanz&Gloria et inconditionnelle du sport ou le comédien suisse Leonardo Nigro. 

Dans le cadre de cette manifestation, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance a reçu 312000 francs. Ce montant aide l’UNICEF à financer des programmes au profit de la survie, afin que les enfants puissent être en bonne santé, aient de l’eau potable à disposition et ne souffrent pas de la faim..

© UNICEF/UN0326952/Brown

Bilan & Compte d'exploitation

Le marché des dons en Suisse et au Liechtenstein est soumis à une forte compétition. Ceci appelle des transformations. UNICEF Suisse et Liechtenstein met donc l’accent sur l’agilité et la numérisation, afin que l’UNICEF devienne encore plus forte.

Henrietta Fore, UNICEF Executive Director

Pour le bien des enfants, tous doivent unir leurs forces. Les entreprises, les gouvernements, la société civile, les scientifiques et la jeune génération ellemême.

Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF
© UNICEF/UN0214043/Mawa

Les objectifs de l‘UNICEF pour 2020 et 2021

Votre précieux soutien permet à l’UNICEF d’intervenir pour les enfants dans plus de 150 pays: afin qu’ils aient accès à une nourriture suffisante et équilibrée ainsi qu’à de l’eau propre, qu’ils reçoivent les soins médicaux nécessaires, qu’ils puissent aller à l’école et être protégés contre la violence et l’exploitation. 

Ernährung
Kinderschutz
Psychosoziale Unterstützung