South Sudan

Crise alimentaire au Soudan du Sud

Au Soudan du Sud, une famille sur deux ignore de quoi son prochain repas sera fait. La violence, les déplacements forcés et les sécheresses ont paralysé à beaucoup d’endroits la production vivrière. Sans aides supplémentaires, la situation va continuer de s’aggraver au cours de ces prochains mois.


millions

6,1
de gens sont affectées par l’insécurité alimentaire.

enfants

860 000
souffrent de malnutrition sévère.

enfants

19 000
ont été recrutés par des groupements armés.

collaborateurs

100
d’organisations humanitaires ont été tués depuis 2013.

La situation

Les espoirs étaient grands en 2011 lorsque le Soudan du Sud a accédé à l’indépendance. Mais deux ans plus tard, une guerre civile a éclaté. Jusqu’à maintenant, elle a fait des milliers de morts et chassé de chez elles plus de 4,5 millions de personnes. En septembre dernier, les parties en conflit ont signé un accord de paix, mais les combats se poursuivent sans faiblir.

«Seule la fin de la violence peut apporter l’espoir et la sécurité aux enfants du Soudan du Sud. Pour le moment, il nous faut davantage de ressources et un accès illimité et durable à la population dans le besoin.»

Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF

Au Soudan du Sud, la plupart des gens vivent de l’agriculture. La violence et les déplacements forcés ont eu pour conséquence qu’à beaucoup d’endroits, il n’est plus possible de cultiver les champs ou d’avoir des animaux de rente. Les sécheresses, les inondations et les ravageurs ont également contribué à décimer les récoltes. Les prix des aliments de base sont aujourd’hui si élevés qu’ils sont devenus inabordables pour une grande partie de la population.

La crise alimentaire continuera d’empirer ces prochains mois jusqu’au moment de la prochaine récolte en automne. Aujourd’hui déjà, plus de 6 millions de personnes - plus de la moitié de la population – souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë; la proportion est de 13 pour cent plus élevée que l’année dernière durant la même période. Le risque est grand que la situation débouche à nouveau sur une famine dans certaines régions, pour la deuxième fois depuis 2017.

Mais la faim n’est pas la seule conséquence du conflit. Dans les camps de réfugiés, par exemple, les maladies infectieuses comme le choléra représentent une menace permanente, car l’eau potable manque. 2,2 millions d’enfants sud-soudanais ne vont pas à l’école. Et alors que plus de 900 enfants ont été libérés par les groupes armés rien qu’au cours de l’année 2018, on estime que 19 000 enfants continuent d’être utilisés comme soldats, cuisiniers, porteurs et messagers.

L’aide de l’UNICEF

Le Soudan du Sud est l’un des pays les plus dangereux pour les missions humanitaires: depuis 2013, plus de 100 collaborateurs et collaboratrices d’organisations humanitaires ont été tués. Malgré le danger, l’UNICEF continue d’être sur place et entend notamment, au cours de cette année

  • traiter plus de 220 000 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère;
  • conseiller en matière de nutrition près d’un million de mères et d’autres personnes concernées;
  • procurer de l’eau potable à 800 000 personnes;
  • vacciner 475 000 enfants contre la rougeole;
  • permettre à plus de 700 000 enfants de suivre un enseignement scolaire formel ou informel.

Votre soutien nous permet d’empêcher des milliers d’enfants du Soudan du Sud de mourir de faim. Merci de tout cœur pour votre don.

CHF